Un nouveau coup d’Etat a été mené, hier à Nouakchott, par un général contre le président légitime Sidi Ould Cheïkh Abdallahi, signant le naufrage de la démocratie en Mauritanie.
Nouakchott s’est réveillée, hier, sur un nouveau coup d’Etat. Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, démis mercredi de ses fonctions de commandant de la garde présidentielle du président Sidi Ould Cheïkh Abdallahi, est le «meneur du coup d’Etat en réaction à son éviction», a affirmé à la presse le porte-parole de la présidence mauritanienne, Abdoulaye Mahmadou Ba. Ce coup d’Etat, le troisième en son genre en Mauritanie, s’est soldé par l’arrestation du président élu démocratiquement, Sidi Ould Cheïkh Abdallahi, et de son Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf. Le chef d’Etat mauritanien a procédé, hier, à des changements à la tête de l’armée, de la gendarmerie et de la garde présidentielle marqués par le départ de généraux accusés d’être derrière la fronde des députés et sénateurs qui ont claqué lundi dernier la porte du parti au pouvoir (Pacte national pour la démocratie et le développement), la formation présidentielle.